American Society of Anesthesiologists, Committee of Origin: Quality management and departmental administration (approuvé par l’ASA House of Delegates le 13 octobre 1999 et modifié pour la dernière fois le 23 octobre 2024). Consulté à l’adresse : https://www.asahq.org/standards-and-practice-parameters/statement-on-continuum-of-depth-of-sedation-definition-of-general-anesthesia-and-levels-of-sedation-analgesia, le 25/01/2026. (reproduit avec autorisation).
| SÉDATION MINIMALE ANXIOLYSE |
SÉDATION/ANALGÉSIE MODÉRÉE («SÉDATION CONSCIENTE») |
SÉDATION/ ANALGÉSIE PROFONDE |
ANESTHÉSIE GÉNÉRALE | |
| Capacité de réaction | Réaction normale à une stimulation verbale | Réaction adaptée** à une stimulation verbale ou tactile | Réaction adaptée* après stimulation répétée ou douloureuse | Impossible à réveiller même par un stimulus douloureux |
| Voies respiratoires | Non affectées | Aucune intervention nécessaire | Intervention parfois nécessaire | Intervention souvent nécessaire |
| Ventilation spontanée | Non affectée | Adéquate | Parfois insuffisante | Souvent insuffisante |
| Fonction cardiovasculaire | Non affectée | Généralement préservée | Généralement préservée | Parfois altérée |
La sédation minimale (anxiolyse) est un état induit par des médicaments dans lequel le patient réagit normalement à des commandes verbales. Même si les fonctions cognitives et la coordination physique peuvent se trouver altérées, les réflexes au niveau des voies respiratoires et les fonctions ventilatoire et cardiovasculaires ne sont pas affectées. Cela se fait généralement en administrant une dose unique par voie orale d’un sédatif ou d’un analgésique avant l’intervention.
La sédation/analgésie modérée («sédation consciente») est une dépression de la conscience induite par des médicaments lors de laquelle le patient réagit de manière adaptée** à des commandes verbales seules ou accompagnées d’une légère stimulation tactile. Aucune intervention n’est nécessaire pour maintenir la perméabilité des voies respiratoires et la ventilation spontanée est adéquate. La fonction cardiovasculaire est généralement préservée. Cela se fait généralement par titrage des sédatifs et/ou analgésiques administrés par voie intraveineuse pendant l’intervention.
La sédation/analgésie profonde est une dépression de la conscience induite par des médicaments lors de laquelle le patient est difficile à réveiller mais réagit de manière adaptée** à une stimulation répétée ou douloureuse. La capacité à maintenir une fonction ventilatoire indépendante peut se trouver altérée. Le patient nécessite parfois une assistance pour maintenir la perméabilité des voies respiratoires et la ventilation spontanée est parfois insuffisante. La fonction cardiovasculaire est généralement préservée. Cela se fait généralement par titrage des sédatifs, analgésiques et/ou anesthésiques administrés par voie intraveineuse pendant l’intervention.
Une anesthésie générale est une perte de conscience induite par des médicaments lors de laquelle il n’est pas possible de réveiller le patient, même par une stimulation douloureuse. La capacité à maintenir une fonction ventilatoire indépendante est souvent altérée. Le patient nécessite souvent une assistance pour maintenir la perméabilité des voies respiratoires et une ventilation avec pression positive peut s’avérer nécessaire en raison de la dépression de la ventilation spontanée ou de la dépression de la fonction neuromusculaire induite par les médicaments. La fonction cardiovasculaire est parfois altérée.
Comme la sédation est un continuum, il n’est pas toujours possible de prédire comment va réagir un patient individuel. Par conséquent, un praticien qui vise à induire un certain niveau de sédation doit être à même de ranimer** les patients chez qui le niveau de sédation devient plus profond qu’initialement prévu. Toute personne qui administre une sédation/analgésie modérée («sédation consciente») doit être à même de ranimer*** les patients qui entrent dans un état de sédation/analgésie profonde et toute personne qui administre une sédation/analgésie profonde doit être à même de ranimer*** les patients qui entrent dans un état d’anesthésie générale.
* Les soins anesthésiques surveillés (« MAC ») ne désignent pas un continuum de profondeur de sédation, mais « un service d’anesthésie spécifique dispensé par un anesthésiste qualifié, dans le cadre d’une intervention diagnostique ou thérapeutique ». Les indications des soins anesthésiques surveillés comprennent « la nécessité de niveaux d’analgésie et de sédation plus profonds que ceux pouvant être obtenus par une sédation modérée (y compris la conversion éventuelle en anesthésie générale ou régionale) ».
** Le réflexe de retrait suscité par un stimulus douloureux n’est PAS considéré comme une réaction adaptée.
*** La réanimation d’un patient qui est passé à un niveau de sédation plus profond qu’attendu est une intervention réalisée par un praticien compétent dans le maintien de la perméabilité des voies respiratoires et la restauration des fonctions vitales. Ce praticien qualifié corrige les conséquences physiologiques néfastes du niveau de sédation plus profond qu’attendu (hypoventilation, hypoxie et hypotension) et ramène le patient au niveau de sédation initialement visé. Il n’est pas approprié de poursuivre la procédure à un niveau de sédation plus profond qu’attendu.
American Society of Anesthesiologists. (2018). Position on Monitored Anesthesia Care. Dernière modification le 23 octobre 2024.
