Recommandation :
- Après une aspiration intra-utérine ou une procédure de dilatation et évacuation, toutes les méthodes contraceptives, hormonales et non hormonales, y compris la mise en place d’un dispositif intra-utérin et la stérilisation féminine, peuvent être instaurées immédiatement.
- L’utilisation de méthodes hormonales telles que pilule, timbre, anneau, injection ou implant contraceptif peut débuter le jour de la prise du premier comprimé pour l’avortement médicamenteux. La mise en place d’un dispositif intra-utérin ou une stérilisation féminine peuvent être effectuées dès que l’on est raisonnablement certain que la personne concernée n’est plus enceinte.
- La stérilisation masculine (vasectomie) est une méthode sûre et efficace et peut être effectuée à tout moment.
- Les méthodes contraceptives à durée d’action prolongée sont associées à un taux de poursuite de l’utilisation plus élevé et à une moindre fréquence de grossesse que les méthodes à courte durée d’action.
En pratique :
- Toutes les personnes, y compris les personnes adolescentes, doivent pouvoir décider si elles souhaitent ou non utiliser une méthode contraceptive et opter pour la méthode de leur choix, en se basant sur des informations exactes sur la contraception et en fonction de leurs besoins et de leurs préférences personnelles.
- La satisfaction vis-à-vis des services de contraception et leur prise par les personnes ayant subi un avortement médicamenteux semble plus grande lorsque la méthode contraceptive est instaurée au moment de l’administration de la mifépristone.
- Les personnes qui commencent un traitement par injection de DMPA le jour même de la prise de mifépristone dans le cadre d’un avortement médicamenteux avant la 13e semaine doivent être informées du risque légèrement accru de poursuite de la grossesse.
Poids de la recommandation : important
Qualité des éléments factuels :
- Dispositifs intra-utérins et contraceptifs oraux combinés : élevée
- Implants contraceptifs : modérée
- Autres méthodes : faible à modérée
Retour de la fertilité
Après une interruption volontaire de grossesse à moins de 13 semaines de gestation, l’ovulation survient généralement dans un délai de trois à quatre semaines mais certaines personnes peuvent déjà ovuler après huit jours (Boyd et Holmstrom, 1972 ; Lahteenmaki et Luukkainen, 1978 ; Schreiber, et al., 2010 ; Stoddard et Eisenberg, 2011). Au moins 85 % des personnes ovulent avant leurs premières menstruations (Boyd et Holmstrom, 1972 ; Lahteenmaki et Luukkainen, 1978 ; Cameron et Baird, 1988). Il n’y a pas de différence en termes de délai avant l’ovulation après un avortement médicamenteux ou après une aspiration intra-utérine (Cameron et Baird, 1988).
Les données concernant le retour de la fertilité après un avortement effectué au-delà de 13 semaines de gestation sont limitées. Une étude incluant seulement neuf personnes a constaté que 66 % d’entre elles avaient ovulé dans un délai de 21 jours (Marrs, et al., 1979). En raison de la rapidité du retour de la fertilité, toutes les personnes qui souhaitent commencer à utiliser une méthode contraceptive doivent recevoir la méthode de leur choix au moment de leur avortement. Si la méthode de choix n’est pas disponible, il convient de diriger la personne vers un endroit où elle pourra se la procurer et, si elle le souhaite, lui proposer une autre méthode à utiliser temporairement (Organisation mondiale de la Santé [OMS], 2014b).
Sécurité et acceptabilité de la contraception après un avortement
Chez les adultes, le document Critères de recevabilité pour l’adoption et l’utilisation continue de méthodes contraceptives publié en 2015 par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS, 2015) ainsi que les critères américains de 2024 relatifs à l’éligibilité médicale pour l’utilisation de la contraception (2024 US Medical Eligibility Criteria for Contraception Use) (Nguyen et al., 2024) classent toutes les méthodes contraceptives comme méthodes de première catégorie, c’est-à-dire sûres pour une utilisation immédiate, après un avortement sans complications au cours du premier trimestre ; ces recommandations ne diffèrent pas en fonction du type d’avortement. La stérilisation féminine est classée comme acceptable après un avortement sans complications.
De même, tant les États-Unis que le document de l’OMS Critères de recevabilité pour l’adoption et l’utilisation continue de méthodes contraceptives (Nguyen et al., 2024 ; OMS, 2015) classent toutes les méthodes contraceptives comme méthodes de première catégorie, c’est-à-dire sûres pour une utilisation immédiate, après un avortement sans complications au cours du deuxième trimestre, à l’exception des dispositifs intra-utérins. En raison du risque accru d’expulsion lors de leur utilisation après un avortement à partir de 13 semaines de gestation, les dispositifs intra-utérins sont classés comme méthode de catégorie deux, ce qui signifie que les avantages de l’utilisation de cette méthode sont généralement supérieurs aux risques. La stérilisation féminine est classée comme acceptable après un avortement sans complications à partir de 13 semaines de gestation.
Deux de ces recommandations diffèrent pour les personnes adolescentes : une injection d’acétate de médroxyprogestérone en dépôt est classée par les États-Unis et l’OMS comme méthode de catégorie deux pour les jeunes personnes de moins de 18 ans en raison d’un risque d’effet sur la densité minérale osseuse. Une stérilisation peut être effectuée chez une personne jeune mais des précautions particulières doivent être prises en raison du risque important de regrets ultérieurs (Nguyen et al., 2024 ; OMS, 2015).
Par rapport aux méthodes contraceptives à courte durée d’action, les méthodes à durée d’action prolongée comme les implants ou les dispositifs intra-utérins sont associées à un taux de poursuite de l’utilisation plus élevé et à une moindre fréquence de nouvelle grossesse et de nouvel avortement (Blumenthal, et al., 1994 ; Cameron et al., 2012 ; Kilander et al., 2016 ; Korjamo, Mentula et Heikinheimo, 2017 ; Langston, Joslin-Rohr et Westhoff, 2014 ; Peipert, et al., 2012 ; Pohjoranta, et al., 2015 ; Roberts, Silva et Xu, 2010 ; Rose, Garrett et Stanley, 2015). L’adoption de méthodes à durée d’action prolongée est plus fréquente après un avortement chirurgical qu’après un avortement médicamenteux (Laursen, et al., 2017 ; Rocca et al., 2018). Une analyse systématique et une méta-analyse des études randomisées et contrôlées a démontré un taux significativement plus élevé de satisfaction des patientes en cas d’instauration immédiate (le même jour que la mifépristone) d’implants contraceptifs et de contraceptifs injectables par rapport à une instauration plus tardive (Schmidt-Hansen et al., 2020).
Démarrage de la méthode contraceptive
Après une aspiration intra-utérine, une procédure de dilatation et évacuation ou un avortement médicamenteux avec expulsion de la grossesse dans un centre de santé, toutes les méthodes contraceptives hormonales et non hormonales, y compris la mise en place d’un dispositif intra-utérin et la stérilisation féminine, peuvent être instaurées immédiatement (Kim et al., 2021 ; Nguyen et al., 2024 ; OMS, 2015 ; OMS, 2024). Les méthodes fondées sur la connaissance de la fécondité peuvent être mises en œuvre dès que la personne a eu au moins une menstruation après l’avortement. La stérilisation masculine (vasectomie) peut être réalisée à n’importe quel moment.
Dans le cas d’un avortement médicamenteux où l’expulsion de la grossesse est prévue à domicile, la plupart des méthodes contraceptives (notamment pilule, contraceptifs injectables et implants) peuvent être instaurées au moment de la prise du premier comprimé pour l’avortement médicamenteux dans la mesure où il n’existe pas de contre-indications médicales (Kim et al., 2021 ; Nguyen et al., 2024 ; OMS, 2015 ; OMS, 2024). La mise en place d’un dispositif intra-utérin ou une stérilisation peuvent être effectuées dès que l’on est raisonnablement certain que la femme n’est plus enceinte (OMS, 2014a ; OMS, 2024).
Le besoin immédiat d’une contraception fiable après un avortement, associé à la diminution de l’utilisation de la contraception lorsque celle-ci est retardée, plaide fortement en faveur de la recommandation de commencer à utiliser des méthodes contraceptives immédiatement (OMS, 2024).
Éléments factuels concernant les différentes méthodes contraceptives
Dispositifs intra-utérins (DIU) : se reporter à la section 5.4 « Utilisation d’un dispositif intra-utérin après un avortement : sécurité et à partir de quel moment le mettre en place ».
Implants sous-dermiques à base de progestatifs seuls : Deux études randomisées de non-infériorité portant sur des femmes ayant subi un avortement médicamenteux avant 13 semaines de gestation (Hognert et al., 2016 ; Raymond et al., 2016b) ont démontré que le taux de réussite de l’avortement était identique chez les femmes à qui l’on avait posé un implant contraceptif le jour de l’administration de la mifépristone et chez celles chez qui la pose avait eu lieu plus tardivement. Dans ces deux études, les taux d’utilisation étaient plus élevés parmi les femmes ayant reçu leur implant le jour de l’administration de mifépristone. Une étude (Hognert et al., 2016) a fait état d’une fréquence de grossesse significativement plus élevée lors du suivi six mois après l’avortement parmi le groupe où la pose avait eu lieu plus tardivement (3,8 % contre 0,8 %). Une autre étude a randomisé des femmes subissant une procédure de dilatation et évacuation pour la mise en place retardée ou immédiate d’un implant contraceptif (Cowett et al., 2018). L’implant n’a finalement été mis en place que chez moins de la moitié des femmes du groupe de pose retardée, contre 100 % pour le groupe de pose immédiate. Un examen systématique des données réalisé en 2022, qui incluait ces trois études, a conclu que la mise à disposition d’implants libérant un progestatif, en même temps que des abortifs, n’a que peu ou pas d’impact négatif sur la réussite de l’avortement médical et diminue les grossesses non désirées ultérieures (Sothornwit et al., 2022).
L’OMS recommande que les médecins généralistes et spécialistes, les cliniciens associés et cliniciens avancés, les sages-femmes et les infirmières puissent poser et retirer les implants sous-cutanés de manière sûre et efficace. L’OMS suggère que, dans les contextes où le système de santé dispose de mécanismes établis pour inclure les professionnels de la médecine traditionnelle et complémentaire dans d’autres tâches liées à la santé maternelle et reproductive, et où la formation au retrait de l’implant est dispensée en même temps que la formation à l’insertion, ces professionnels de santé peuvent poser et retirer les implants. Les infirmières et les sages-femmes auxiliaires peuvent poser et retirer des implants dans le cadre d’un suivi et d’une évaluation ciblés, et les agents de santé communautaires peuvent poser et retirer des implants dans le cadre d’une recherche rigoureuse. Pour plus d’informations sur le rôle des professionnels de santé dans les soins liés à l’avortement, voir Annexe C : Recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé sur le rôle des professionnels de santé dans les soins liés à l’avortement.
Injection de progestatifs seuls : Une étude portant sur 132 personnes ayant utilisé l’acétate de médroxyprogestérone (DMPA) immédiatement après un avortement par aspiration n’a signalé aucun événement indésirable grave mais un faible taux de poursuite de l’utilisation de la méthode (22 %) après un an et une fréquence élevée de nouvelle grossesse (Goldberg, et al., 2002). Cependant, certaines données limitées, suggèrent que l’administration simultanée de DMPA et de mifépristone pourrait réduire l’efficacité de l’avortement médicamenteux. Une étude randomisée et contrôlée de non-infériorité (Raymond et al., 2016b) qui comparait 220 personnes ayant reçu une injection intramusculaire d’acétate de médroxyprogestérone le jour de l’administration de mifépristone à 75 personnes n’ayant pas reçu une telle injection a mis en évidence des taux similaires d’intervention chirurgicale pour quelque raison que ce soit après l’avortement médicamenteux (6,4 % et 5,3 % respectivement) et de grossesse six mois après l’intervention (2,3 % et 3,2 % respectivement). Le taux d’échec de l’avortement médicamenteux avec poursuite de la grossesse était toutefois significativement plus important parmi le groupe ayant reçu l’injection d’acétate de médroxyprogestérone retard (DMPA) (3,6 % vs 0,9 %). Les résultats d’études de cohorte rétrospective sont contradictoires en ce qui concerne les taux de réussite de l’avortement médicamenteux et la poursuite de la grossesse chez les femmes qui commencent un traitement par injections de progestatif seul le jour même de l’administration de la mifépristone (Carroll et al., 2024 ; Creinin et Boraas, 2025 ; Douthwaite et al., 2016 ; Park et al., 2016). Les critères médicaux adoptés aux États-Unis sur l’éligibilité à la contraception classent le DMPA administré en même temps que la mifépristone dans la catégorie 2 pour cette raison, et une revue systématique de 2021 suggère que les personnes qui choisissent de commencer le traitement par DMPA le jour même de la prise de mifépristone devraient être informées du risque légèrement accru de poursuite de la grossesse (Kim et al., 2021 ; Nguyen et al., 2024). Les femmes se déclarent très satisfaites de l’administration le jour même de contraceptifs progestatifs purs (Raymond et al., 2016a).
L’OMS recommande que les médecins généralistes et spécialistes, les cliniciens associés et associés avancés, les sages-femmes, les infirmières, les infirmières et sages-femmes auxiliaires, les professionnels de la médecine traditionnelle et complémentaire, les pharmaciens, les préparateurs en pharmacie, les agents de santé communautaires ainsi la personne qui utilise l’injection de progestatif seul puissent administrer ce type de contraception de manière sûre et efficace. Pour de plus amples informations sur le rôle des professionnels de la santé dans les soins liés à l’avortement, voir Annexe C : Recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé sur le rôle des professionnels de la santé dans les soins liés à l’avortement.
Contraceptifs oraux combinés : Une analyse récente de sept études ayant inclus 1.739 femmes n’a mis en évidence aucun événement indésirable grave suite à l’utilisation de contraceptifs oraux combinés immédiatement après un avortement médicamenteux ou par aspiration avant 13 semaines de gestation (Gaffield, Kapp et Ravi, 2009). En outre, les femmes qui avaient utilisé immédiatement des contraceptifs oraux combinés présentaient un schéma de saignements similaire à celui des femmes n’ayant pas utilisé de méthode contraceptive et moins de saignements que les utilisatrices d’un dispositif intra-utérin au cuivre. Deux études randomisées et contrôlées sur les contraceptifs oraux combinés débutés immédiatement après un avortement médicamenteux jusqu’à 49 ou 63 jours de gestation comparés à un placebo ont montré que les comprimés étaient dépourvus d’effet significatif sur l’efficacité de l’avortement médicamenteux ou sur la quantité ou la durée des pertes de sang (Tang, et al., 1999 ; Tang, et al., 2002).
Anneau vaginal combiné : Une étude de cohorte portant sur 81 femmes ayant mis en place un anneau vaginal une semaine après un avortement médicamenteux ou par aspiration avant 13 semaines de gestation n’a constaté ni événements indésirables graves ni infections (Fine, et al., 2007).
Patch contraceptif combiné : Une étude portant sur 298 femmes randomisées pour un début immédiatement après l’avortement ou un début reporté au dimanche qui suivait leur avortement n’a pas constaté de différence en termes de taux de poursuite de l’utilisation après deux et six mois. Parmi les 53 % de femmes qu’il a été possible de contacter après six mois, la moitié avaient cessé d’utiliser le timbre contraceptif (Steinauer et al., 2014).
Prise de décision en connaissance de cause
L’OMS recommande que les services de santé sexuelle et reproductive, y compris les services de contraception, soient dispensés d’une manière qui garantisse une prise de décision en toute connaissance de cause, qui respecte la dignité, l’autonomie, l’intimité et la confidentialité et qui tienne compte des besoins et des points de vue des personnes concernées (OMS, 2014b). Les personnes doivent pouvoir choisir ou refuser la contraception en fonction de leurs besoins et de leurs préférences personnelles. Des informations complètes sur la contraception basées sur des éléments factuels, des conseils non directifs en matière de contraception et un soutien doivent être accessibles à toutes les personnes, y compris aux personnes adolescentes, de manière à leur permettre de prendre une décision en connaissance de cause. Idéalement, un choix de méthodes contraceptives doit être disponible, un renvoi approprié doit être proposé pour les méthodes non disponibles sur place et ces services doivent être intégrés aux soins d’avortement et de soins après avortement (Baynes et al., 2019 ; OMS, 2014b). Deux examens systématiques d’essais comparatifs randomisés (Cavallaro et al., 2020 ; Nelson et al., 2022) ont révélé que le conseil et la fourniture de contraceptifs au moment de l’avortement augmentent l’utilisation de la contraception, bien que certaines personnes puissent préférer ne pas discuter en profondeur de la contraception au moment de leur consultation d’avortement, en particulier si elles savent déjà à quelle méthode contraceptive post-avortement elles souhaitent recourir (Cansino et al., 2018).Lorsqu’une méthode contraceptive est fournie au moment de l’avortement et qu’un large choix de contraceptifs est disponible, le taux d’adoption d’une méthode contraceptive après un avortement peut atteindre 73 %, y compris chez les personnes adolescentes et les jeunes personnes (Benson, Andersen, Healy et Brahmi, 2017 ; Benson et al., 2016). Une récente étude systématique portant sur les préférences en matière de contraception a compris quatre études réalisées auprès de personnes ayant recours à des services d’avortement (Dam et al., 2022). La facilité d’utilisation et l’efficacité sont des caractéristiques importantes des méthodes contraceptives préférées, tout comme le coût, la familiarité avec la méthode, la présence d’hormones et les effets secondaires, entre autres.
Bibliographie
Baynes, C., Kahwa, J., Lusiola, G., Mwanga, F., Bantambya, J., Ngosso, L. et Hiza, M. (2019). What contraception do women use after experiencing complications from abortion? An analysis of cohort records of 18,688 postabortion care clients in Tanzania. BMC Women’s Health, 19(1), 22.
Benson, J., Andersen, K., Healy, J. et Brahmi, D. (2017). What factors contribute to postabortion contraceptive uptake by young women? A program evaluation in 10 Countries in Asia and sub-Saharan Africa. Global Health : Science and Practice, 5(4), 644-657.
Benson, J., Andersen, K., Brahmi, D., Healy, J., Mark, A., Ajode, A. et Griffin, R. (2018). What contraception do women use after abortion? An analysis of 319,385 cases from eight countries. Global Public Health, 13(1), 35-50.
Blumenthal, P. D., Wilson, L. E., Remsburg, R. E., Cullins, V. E. et Huggins, G. R. (1994). Contraceptive outcomes among post-partum and post-abortal adolescents. Contraception, 50(5), 451-460.
Boyd Jr, E. F. et Holmstrom, E. G. (1972). Ovulation following therapeutic abortion. American Journal of Obstetrics & Gynecology, 113(4), 469.
Cameron, I. T. et Baird, D. T. (1988). The return to ovulation following early abortion : A comparison between vacuum aspiration and prostaglandin. Acta Endocrinologica (Copenhagen) 118, 161-167.
Cameron, S., Glasier, A., Chen, Z., Johnstone, A., Dunlop, C. et Heller, R. (2012). Effect of contraception provided at termination of pregnancy and incidence of subsequent termination of pregnancy. BJOG : An International Journal of Obstetrics & Gynaecology, 119(9), 1074-1080.
Cansino, C., Lichtenberg, E. S., Perriera, L. K., Hou, M. Y., Melo, J. et Creinin, M. D. (2018). Do women want to talk about birth control at the time of a first-trimester abortion? Contraception, 98(6), 535-540.
Carroll, A. L., Strauss, A. M., Philipps, N. M., Kaczmarczik, K. D., Shakur, Z., Ramirez, G., Klc, T. R., Tessier, K. M., et Boraas, C. M. (2024). Efficacy of medication abortion with concurrent initiation of progestin contraceptives : A retrospective cohort study. Contraception, 140.
Cavallaro, F.L., Benova, L., Owolabi, O.O., et Ali, M. (2020). A systematic review of the effectiveness of counselling strategies for modern contraceptive methods : What works and what doesn’t? BMJ Sexual & Reproductive Health, 46(4), 254-269.
Cowett, A. A., Ali, R., Cooper, M. A., Evans, M., Conzuelo, G. et Cremer, M. (2018). Timing of etonogestrel implant insertion after dilation and evacuation : A randomized controlled trial. Obstetric s & Gynecology, 131(5), 856-862.
Creinin, M. D., et Boraas, C. M. (2025). Depomedroxyprogesterone acetate impact on mifepristone action during medication abortion. The European Journal of Contraception & Reproductive Health Care, 30(4), 200–204.
Dam, A., Yeh, P.T., Burke, A.E., et Kennedy, C.E. (2022). Contraceptive values and preferences of pregnant women, postpartum women, women seeking emergency contraceptives, and women seeking abortion services : A systematic review. Contraception, 111, 39-47.
Douthwaite, M., Candelas, J. A., Reichwein, B., Eckhardt, C., Ngo, T. D. et Dominguez, A. (2016). Efficacy of early induced medical abortion with mifepristone when beginning progestin-only contraception on the same day. International Journal of Gynaecology & Obstetrics, 133(3), 329-333.
Fine, P. M., Tryggestad, J., Meyers, N. J. et Sangi-Haghpeykar, H. (2007). Safety and acceptability with the use of a contraceptive vaginal ring after surgical or medical abortion. Contraception, 75(5), 367-371.
Gaffield, M. E., Kapp, N. et Ravi, A. (2009). Use of combined oral contraceptives post abortion. Contraception, 80(4), 355-362.
Goldberg, A. B., Cardenas, L. H., Hubbard, A. E. et Darney, P. D. (2002). Post-abortion depot medroxyprogesterone acetate continuation rates : A randomized trial of cyclic estradiol. Contraception, 66(4), 215-220.
Hognert, H., Kopp Kallner, H., Cameron, S., Nyreli, C., Jawad, I., Heller, R., …, Gemzell-Danielsson, K. (2016). Immediate versus delayed insertion of an etonogestrel releasing implant at medical abortion-a randomized controlled equivalence trial. Human Reproduction, 31(11), 2484-2490.
Kilander, H., Alehagen, S., Svedlund, L., Westlund, K., Thor, J. et Brynhildsen, J. (2016). Likelihood of repeat abortion in a Swedish cohort according to the choice of post-abortion contraception : A longitudinal study. Acta Obstetricia et Gynecologica Scandinavica, 95(5), 565-571.
Kim, C., Nguyen, A.T., Berry-Bibee, E., Ermias, Y., Gaffield, M.E., et Kapp, N. (2021). Systemic hormonal contraception initiation after abortion : A systematic review and meta-analysis. Contraception, 103(5), 291-304.
Korjamo, R., Mentula, M. et Heikinheimo, O. (2017). Immediate versus delayed initiation of the levonorgestrel-releasing intrauterine system following medical termination of pregnancy – 1 year continuation rates : A randomised controlled trial. BJOG : An International Journal of Obstetrics & Gynaecology, 124(13), 1957-1964.
Lahteenmaki, P. et Luukkainen, T. (1978). Return of ovarian function after abortion. Clinical Endocrinology, 8(2), 123-132.
Langston, A.M., Joslin-Rohr, S.L. et Westhoff, C.L. (2014). Immediate postabortion access to IUDs, implants and DMPA reduces repeat pregnancy within 1 year in a New York City practice. Contraception, 89(2), 103-108.
Laursen, L., Stumbras, K., Lewnard, I. et Haider, S. (2017). Contraceptive provision after medication and surgical abortion. Women’s Health Issues, 27(5), 546-550.
Marrs, R. P., Kletzky, O. A., Howard, W. F. et Mishell, D. R. (1979). Disappearance of human chorionic gonadotropin and resumption of ovulation following abortion. American Journal of Obstetrics & Gynecology, 135, 731-736.
Nelson, H.D., Cantor, A., Jungbauer, R.M., Eden, K.B., Darney, B., Ahrens, K., Burgess, A., Atchison, C., Goueth, R., et Fu, R. (2022). Effectiveness and harms of contraceptive counseling and provision interventions for women: A systematic review and meta-analysis. Annals of Internal Medicine, 175(7), 980-993.
Nguyen, A. T., Curtis, K. M., Tepper, N. K., Kortsmit, K., Brittain, A. W., Snyder, E. M., Cohen, M. A., Zapata, L. B., Whiteman, M. K., Baker, C., Dethier, D., Garbarino, S., Gold, H., Halper, E., Kapp, N., Krishna, G., Meurice, M., Ramer, S., Rodenhizer, J., … Wright, S. (2024). U.S. Medical Eligibility Criteria for Contraceptive Use, 2024. MMWR Recommendations and Reports, 73(4), 1–126.
Organisation mondiale de la Santé. (2014b). Ensuring human rights in the provision of contraceptive information and services : Guidance and recommendations. Genève. Organisation mondiale de la Santé.
Organisation mondiale de la Santé. (2015). Critères de recevabilité pour l’adoption et l’utilisation continue de méthodes contraceptives (5e éd.). Genève. Organisation mondiale de la Santé.
Organisation mondiale de la Santé. (2024). Abortion Care Guideline, 2nd ed. Genève. Organisation mondiale de la Santé.
Park, J., Robinson, N., Wessels, U., Turner, J. et Geller, S. (2016). Progestin-based contraceptive on the same day as medical abortion. International Journal of Gynaecology & Obstetrics, 133(2), 217-220.
Peipert, J. F., Madden, T., Allsworth, J. E. et Secura, G. M. (2012). Preventing unintended pregnancies by providing no-cost contraception. Obstetrics & Gynecology, 120(6), 1291-1297.
Pohjoranta, E., Mentula, M., Gissler, M., Suhonen, S. et Heikinheimo, O. (2015). Provision of intrauterine contraception in association with first trimester induced abortion reduces the need of repeat abortion : First-year results of a randomized controlled trial. Human Reproduction, 30(11), 2539-2546.
Raymond, E. G., Weaver, M. A., Louie, K. S., Tan, Y. L., Bousieguez, M., Arangure-Peraza, A. G., …, Winikoff, B. (2016a). Effects of depot medroxyprogesterone acetate injection timing on medical abortion efficacy and repeat pregnancy : A randomized controlled trial. Obstetrics & Gynecology, 128(4), 739-745.
Raymond, E. G., Weaver, M. A., Tan, Y. L., Louie, K. S., Bousieguez, M., Lugo-Hernandez, E. M., …, Winikoff, B. (2016b). Effect of immediate compared with delayed insertion of etonogestrel implants on medical abortion efficacy and repeat pregnancy : A randomized controlled trial. Obstetrics & Gynecology, 127(2), 306-312.
Roberts, H., Silva, M. et Xu, S. (2010). Post abortion contraception and its effect on repeat abortions in Auckland, New Zealand. Contraception, 82(3), 260-265.
Rocca, C. H., Goodman, S., Grossman, D., Cadwallader, K., Thompson, K. M. J., Talmont, E., …, Harper, C. C. (2018). Contraception after medication abortion in the United States : Results from a cluster randomized trial. American Journal of Obstetrics & Gynecology, 218(1), 107.e101-107.e108.
Rose, S. B., Garrett, S. M. et Stanley, J. (2015). Immediate postabortion initiation of levonorgestrel implants reduces the incidence of births and abortions at 2 years and beyond. Contraception, 92(1), 17-25.
Sothornwit, J, Eamudomkarn, N., Lumbiganon, P., Jampathong, N., Festin, M.R., et Salang, L. (2022). Immediate versus delayed postabortal insertion of contraceptive implants. Cochrane Database of Systematic Reviews, 5(5), CD013565.
Schmidt-Hansen, M., Hawkins, J.E., Lord, J., Williams, K., Lohr, P.A., Hasler, E. et Cameron, S. (2020). Long-acting reversible contraception immediately after medical abortion : systematic review with meta-analyses. Human Reproduction Update, 26(2), 141-160.
Schreiber, C. A., Sober, S., Ratcliffe, S. et Creinin, M. D. (2011). Ovulation resumption after medical abortion with mifepristone and misoprostol. Contraception, 84(3), 230-233.
Steinauer, J. E., Sokoloff, A., Roberts, E., Drey, E. A., Dehlendorf, C. E. et Prager, S. W. (2014). Immediate versus delayed initiation of the contraceptive patch after abortion : A randomized trial. Contraception, 89(1), 42-47.
Stoddard, A. et Eisenberg, D. L. (2011). Controversies in family planning : Timing of ovulation after abortion and the conundrum of postabortion intrauterine device insertion. Contraception, 84, 119-121.
Tang, O. S., Gao, P. P., Cheng, L., Lee, S. W. et Ho, P. C. (1999). A randomized double-blind placebo-controlled study to assess the effect of oral contraceptive pills on the outcome of medical abortion with mifepristone and misoprostol. Human Reproduction, 14(3), 722-725.
Tang, O. S., Xu, J., Cheng, L., Lee, S. W. et Ho, P. C. (2002). The effect of contraceptive pills on the measured blood loss in medical termination of pregnancy by mifepristone and misoprostol : A randomized, placebo-controlled trial. Human Reproduction, 17(1), 99-102.
